Je regarde par la fenêtre les gouttes de pluie qui coulent. Le ciel est gris, la rue est remplie d'eau. Je ne sais plus quoi faire ni comment faire passer tout ça. J'ai une envie permanente de me couper, si je tiens 3 jours sans me faire une seule coupure, c'est un miracle. Ou non, les miracles n'existent pas. Tout le monde semble déprimé ou personne ne semble vouloir me parler. J'ai compris, et maintenant j'en suis sûre, que l'amitié n'existe pas. Désormais, l'amitié n'a plus aucune valeur à mes yeux. Presque plus rien n'a de la valeur pour moi. C'est bizarre comme d'une minute à l'autre je peux être dégoûtée et vouloir tout foutre en l'air.
Le seul endroit dans lequel je me réfugiais était le rêve. Mais même le rêve me dégoûte, et j'ai trouvé le moyen de ne plus vouloir rêver. Je suis fatiguée, je dors très mal depuis quelques temps. J'ai des cernes sous les yeux. Je me sens faible, très faible. J'ai l'impression que le ciel me tombe dessus, que tout le monde m'écrase. C'est difficile et tout est moche.
J'aimerais inventer un mot plus fort que tous les mots de la langue française rassemblés. Un mot qui exprimerait ma haine, ma tristesse, mon dégoût, mon désespoir, mes larmes, mon amour, mes remerciements juste pour certaines personnes (et pas beaucoup) et tout ce que je ressens. Un petit mot avec quelque lettre mais qui serait énormément puissant. Je crois bien que mon plus beau cadeau pour mon anniversaire serait de me faire écraser par un camion lorsque je traverserai une rue.
Je pense être née pour me plaindre, me plaindre et me plaindre. Parce qu'apparemment, je me plains toujours, et quand on veut m'aider, je refuse l'aide. Je me plains c'est vrai, mais en me plaignant, je ne demande surtout pas d'aide. Je ne demande pas non plus qu'on me comprenne, mais juste qu'on essaie de me comprendre, juste une petite journée ou même une petite heure ou une petite minute ou une petite seconde...